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Histoire de l'Association

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Sommaire

L'histoire de notre Association

Pourquoi "Guy Renard" ?

Qui était "Flip" ?

 

Histoire de notre Association

La naissance de l'Association Guy Renard n'est dissociable, ni de la Fondation Sanatorium des Etudiants de France (devenue Fondation Santé des Etudiants de France en octobre 1961), ni de l'Association qui regroupait les étudiants malades. Les étudiants malades avaient déjà leur association, l'AES (Association des Etudiants en Sanatorium) qui deviendra plus tard l'AGE Santé, membre à part entière de l'UNEF. Le besoin de créer une association les regroupant découlait de leur nombre et correspondait aux difficultés qu'ils rencontraient.

La lecture des témoignages indique que le projet de créer une association des anciens malades de la Fondation s'est préparé pendant l'année 1942, entre quelques protagonistes qui se réunissaient à Grenoble et à Paris : on trouve notamment les noms du Docteur Daniel Douady, Directeur Général de la Fondation, de qui vient l'idée, du Docteur Marcel Robin, du Professeur Edouard Perroy, de Messieurs Alfred Rosier, Maurice Jacques, René Martin, du Docteur Raymond Thibier, du Docteur Yves Bouvrain, Professeur agrégé de médecine, de Monsieur Bernard Vrillon, juriste à qui l'on doit la rédaction des statuts, du Docteur Cohen.

Officiellement créée le 10 mars 1943, par le dépôt d'une déclaration à la Préfecture, l'association est reconnue d'utilité publique par décret du 12 août 1950.

Quelques autres dates clés :

  • Septembre 1950 : Création et agrément du Dispensaire Guy Renard rue Quatrefages à Paris.
  • Novembre 1950 : Création du bulletin d'information de l'Association
  • Mai-juin 1953 : Guy Renard et le Dispensaire s'installent dans l'immeuble rue Joanès à Paris
  • 27 juin 1953 : garden party réunissant 1200 personnes pour fêter les 10 ans de Guy Renard
  • 1956 : l'Association dépasse 6000 membres actifs
  • 1959 : l'Association dépasse les 7500 membres
  • Avril 1960 : modification des statuts de l'Association
  • Mai 1961 : numéro 100 du journal de Guy Renard
  • Avril 1968 : Parution de l'annuaire Guy Renard
  • 1970 : l'Association compte près de 8500 adhérents
  • 14 Octobre 1982 : décès du Docteur Daniel Douady
  • 30 Septembre 1983 : Le nom de Daniel Douady est donné au Sanatorium étudiant de Saint Hilaire
  • Juin 1985 : fin d'activité du dispensaire et vente de l'immeuble rue Joanès, sauf le local du siège de l'Association
  • Avril 1993 : Parution du n° 265 du Journal pour les 50 ans de Guy Renard
  • Mars 2013 : Guy Renard fête son 70ème anniversaire et créé pour l'occasion un pilulier pour ses adhérents

 

Pourquoi "Guy Renard" ?

portrait-presume-guy-renardPour trouver le nom de l'association, le Docteur DOUADY, Directeur de la Fondation Sanatorium des Etudiants de France, sollicita Edouard PERROY, un professeur d'histoire du Moyen Age à la Sorbonne. L'époque n'était pas favorable aux expressions de sanatorium, de tuberculose ou d'anciens malades pour une Association appelée à travailler en faveur de l'insertion sociale et professionnelle de ses adhérents. Aussi le Docteur DOUADY suggéra-t-il que l'on trouve un personnage historique mêlé à la vie des étudiants malades.

Dans cette recherche, E. PERROY privilégia le Moyen Age, époque de naissance de l'Université, et le Paris de Philippe Auguste qui voyait affluer de nombreux étudiants, attirés par des maîtres prestigieux mais dont beaucoup étaient dans une détresse matérielle à laquelle on commença à répondre par la création de maisons d'étudiants, les collèges. JOSCE de Londres avait aménagé et doté une salle de l'Hôtel Dieu pour accueillir des étudiants, mais ce nom n'était pas vraiment indiqué en 1943, sous l'occupation. Il élimina le Cardinal LEMOINE, et sa station de métro, et la reine Jeanne de NAVARRE, qui avait déjà sa propre rue. Le chercheur tomba finalement sur un acte de juin 1287 par lequel l'Evêque de Paris approuvait le testament de Maître Guy RENARD, médecin du Roi de France Philippe III le Hardi, qui léguait une somme non négligeable de 15 livres aux pauvres escholiers du Collège des Bons Enfants de la Paroisse Saint-Médard (devenue aujourd'hui Saint Nicolas du Chardonnet).

Du reste, nous ne savons pas grand chose d'autre sur la vie de Guy RENARD. Raison de plus pour invoquer son patronage et reprendre à notre compte son initiative pour fonder, plus de 650 ans après, une action comparable en faveur des étudiants. Dans cette œuvre prolongée, tout était à écrire et l'Association s'y emploie depuis maintenant 70 ans. A écrire et même à dessiner, puisque qu'un dessinateur inspiré de l'Association a été jusqu'à esquisser le portrait supposé de notre grand homme.

 

Qui était "Flip" ?

Né en octobre 1917 à Chaumont en Haute-Marne, Flip, de son vrai nom Jean Philippe, était le fils cadet d'un cheminot et d'une brodeuse.

Comme souvent à cette époque, il travaille tout de suite et devient successivement commis dans une pharmacie et chez un notaire. Dès quinze ans il prend conscience de l'avenir médiocre qui l'attend et décide de se créer une vie indépendante, sans contrainte extérieure. Se souvenant qu'il était le meilleur en dessin à l'école, il envisage de devenir dessinateur.
FLIP commence d'abord par s'inscrire aux cours municipaux de dessin qu'il fréquente après son travail. Peu de temps après il fait ses débuts dans un quotidien local et départemental pour lequel il réalise caricatures, illustrations et reportages. A l'âge de 17 ans, il couvre le procès Soclay, un événement judiciaire considérable à l'époque.

Son professeur de dessin qui, pressentant que le jeune Jean PHILIPPE pouvait faire carrière, fera les démarches nécessaires auprès du Maire et du Préfet pour lui faire obtenir une bourse et des prêts d'honneur afin qu'il puisse faire des études à l'Ecole des Arts Décoratifs de Paris.

Cet argent lui permet tout juste de vivre une vie d'étudiant plutôt misérable entre gargotes et hôtels borgnes (aujourd'hui tous disparus) sans eau courante et envahis de punaises. Conditions idéales pour contracter la tuberculose en 1938 et interrompre aussi une activité perpétuelle de dessin. Deux mois plus tard il débarquait au Sanatorium des Etudiants à Saint-Hilaire du Touvet où il va rester de 1938 à 1941.

Le sanatorium est une vraie chance pour lui : enfin des conditions de vie normales ! Une chambre, la croûte assurée et finalement une guérison.
C'est aussi l'accès à la culture et le contact des autres malades de toutes disciplines intellectuelles. C'est encore la visite aux étudiants de nombreuses personnalités venues du monde universitaire, de la politique, philosophes, hommes de science ou de lettres, musiciens, comédiens venus de Grenoble ou de plus loin.

Flip en profite pour faire des croquis, des portraits de camarades, des articles et décors de théâtre et multiplie les lectures et rencontres. Toute cette activité aboutit en avril 1939 au Salon des Etudiants à Grenoble, dans l'ancien rectorat.

André Farcy, le conservateur du musée lui consacre un article élogieux dans le « Petit Dauphinois », préludant à une exposition personnelle à la Galerie Ferroglio. FLIP participe également à la décoration du local de l'Association Générale des Etudiants.

En août 1941 il quitte Saint-Hilaire pour la Cité Sanitaire de Clairvivre, en Dordogne, s'y découvre un amour durable de la campagne et de la nature qu'il ne quittera plus.

Il a contracté son nom de PHILIPPE en FLIP « pour signer plus court ».

Après avoir envoyé une série de dessins humoristiques à quelques hebdomadaires, Max Favalleli, rédacteur en chef de « Ric et Rac », lui répond par une lettre élogieuse et lui annonce qu'il est intégré à l'équipe du Journal aux côtés de Peynet, Carrizey, Jean Effel, Dubout, etc. C'est l'âge d'or des dessinateurs.

Titulaire d'une carte de presse (qu'il a toujours gardée et dont il est très fier), il illustre dans « Présent », édité à Lyon, quelques contes et surtout le roman de Colette « Gigi » publié en exclusivité en en feuilleton. Il retourne en Périgord et gagne sa vie en créant des modèles de jouets en bois. Il décore également des salles de certains sanatoriums comme celui de Neufmoutiers-en-Brie.

FLIP s'est éteint le 5 octobre 2004, à 87 ans. Les dessins qu'il a réalisés pour notre Journal depuis plus de 50 ans vivront encore longtemps grâce au Site Internet de Guy Renard.

 

Historique de Guy Renard par Flip

Mis à jour le jeudi 25 avril 2013 15:04

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